jeudi 1 janvier 2015

Bilan 2014

Le portefeuille a progressé de 18.59% en 2014. A titre de comparaison, le CAC40 a perdu 0.54% et le S&P 500 a gagné 11.39%.

C'est une situation qui me plaît, non seulement parce que le portefeuille a sur-performé les indices, mais surtout parce qu'elle a été réalisée avec environ 20% de cash, et qu'à mon sens, le portefeuille reste bien positionné avec des valeurs qui restent en deçà de mon estimé de leur valeur intrinsèque (AIG, Linedata, MPI, Sears, Cegedim, IBM,...).

Cette sur-performance s'explique par plusieurs facteurs:

  • Appréciation du dollar contre l'euro;
  • Progression particulièrement marquée de certaines valeurs, en particulier les valeurs technologiques achetées fin 2012, début 2013 (Cisco, Dell, Intel et Mircosoft), mais aussi d'autres valeurs variées, principalement américaines (Strayer, Ryman Hospital Properties et ADM);
  • Depuis le début 2014, utilisation des options, uniquement pour vendre des PUT à la place d'émettre des ordres d'achats, et vendre des CALL à la place d'émettre des ordre de vente. Cette gestion des options permet de rémunérer le cash (en étant payé pour passer des ordres) et d'obtenir quelques pourcentages de gains sur la performance annuelle.

Cependant, tout n'a pas été rose avec les problèmes d'accounting de Tesco et la baisse de plus de 30% de Dream Unlimited, unique valeur canadienne du portefeuille. Ceci dit, dans les deux cas, je reste confiant sur les perspectives de long terme de ces deux compagnies.

L'année 2015 sera intéressante à plusieurs titres:
  • Évolution du prix des énergies: mon sentiment est que le prix de pétrole finira par remonter une fois que les entreprises pétrolières et gazières (en upstream) les plus fragiles auront cessé d'exister. En attendant, je me suis positionné sur MPI, WPX Energy, et je conserve Vallourec;
  • Évolution du dollar par rapport à l'euro, plus de la moitié de mon portefeuille étant en dollar;
  • La dette Française: Il me semble que la dette Française est dans une situation de bulle. Avec 2000 milliards de dette, 80 milliards de déficit, et un pays impossible à réformer, tout en bénéficiant de conditions favorables (dollar bas, taux d'emprunt très bas), je ne vois pas comment la France peut arriver à un déficit nul, sans même parler de la réduction de la dette. J'imagine donc que les taux d'emprunts de la dette française finiront par monter, entraînant un cercle vicieux avec une charge de la dette plus importante entraînant des taux d'emprunts plus importants,... A ce moment là, de vraies réformes seront nécessaires dans l'urgence et certaines personnes vont regretter d'avoir bloqué les nécessaires réformes plus tôt, chacun défendant son petit corporatisme;
  • Le développement de Sears. Il s'agit de loin de l'entreprise la plus intéressante de mon portefeuille, du point de vue du développement du business et de sa valorisation et nous devrions assister à une transformation en REIT d'une partie de l'immobilier.  
Bref, je conserve environ 30% de cash, sans compter les rentrées d'argent régulières, prêt à être très agressif en cas de baisse des marchés. En cas de grosse déprime des marchés, je n'hésiterai pas à ponctionner les livrets d'épargne, puis les assurances-vie.

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